Manche

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digues

Les écluses portuaires permettraient de maintenir le trafic maritime dans les grands ports de la Manche, malgré un niveau de la mer inférieur de 20 mètre. Il existe déjà une écluse maritimes au Havre (écluse François 1er).

Des digues secondaires pourraient être construites le long du littoral actuel afin de recréer un écosystème interglaciaire, constituer des réserves naturelles géantes sans besoin de déplacer des populations humaines. De telles digues secondaires auraient un coût relativement faible compte tenu de la profondeur. Les marées noires n’atteindraient plus les plages sur ces morceaux de littoral, le niveau des estuaires pourrait être « piloté » en fonction du besoin afin d’optimiser la gestion de ces nouveaux espaces naturels et des crues qui seront de plus en plus fréquentes à cause du changement climatique.

écluse

Les deux écluses principales (une sur chaque digue) permettraient d’assurer le trafic maritime actuel (800 navires par jour) tout en générant des économies d’échelle considérable par rapport aux écluses conventionnelles (fluviales), que ce soit en coût par tonne transportée ou même en coût par navire.

panama v2

Cette photo des doubles portes d’une des écluses du canal de Panama (inauguré en 1914) donne une idée de la faisabilité technique d’un tel ouvrage à l’époque contemporaine: on peut y voir deux couloirs, mais également des double portes (pour des raisons de sécurité). La hauteur d’eau nécessaire serait environ deux fois supérieure.

Le Royaume-Uni serait accessible à pieds, en voiture, en tram, en train, en bus, en vélo ou en roller. Il serait possible de traverser la Manche à la nage par étapes.

Un payage naval pourrait être mis en place…

… ainsi qu’un corridor écologique:

 

corridor écologique

 

Un projet pas si pharaonique que ça (moins d’1% du PIB Européen), nécessitant néanmoins la volonté d’une politique énergétique commune pour l’Union Européenne, à l’instar de la politique agricole commune (PAC) dont le principal objectif est de minimiser le coût de l’indépendance alimentaire.

Il s’agirait donc simplement de tendre vers l’indépendance énergétique de l’Europe, en réduisant les émissions de CO2 et en réduisant les coûts de production électrique.

Découverte de l’opportunité de stocker de l’énergie à bas coût en utilisant la Manche: Christophe Stevens – Mars 2014