Non conventionnel et compliqué


Il existe des façons originales de stocker de l’énergie, qui offrent une probable rupture sur les coûts, mais qui comprennent des difficultés techniques importantes.

1) Hydraulic Rock Storage (Heindl).

Il s’agit d’utiliser le principe du pompage turbinage en soulevant des masses de roche de forme cylindrique de grandes dimensions, découpées dans le substrat rocheux. Cette solution permet de faire des économies d’échelle et donc de réduire les coûts dès lors que le système est dimensionné pour stocker de très grandes quantités d’énergie. En effet, les coûts sont proportionnels au carré de la dimension du cylindre rocheux (proportionnel à la surface du cylindre) alors que la capacité de stockage augmente au cube de cette dimension (proportionnel au cube du cylindre).

Le coût unitaire (€ investi par kWh de capacité de stockage) baisse lorsque la taille du système augmente. A l’instar des méga projets de pompage turbinage, cela implique qu’il faut une taille minimale pour que le système présente un avantage économique.

La faisabilité technique reste à démontrer. En effet, il faut, notamment, assurer l’étanchéité entre le cylindre de roche géant (plusieurs centaines de mètres de diamètre) et le volume de roche extérieur. Plus d’informations sur ce projet sont disponible sur le site: http://www.heindl-energy.com/media-and-newsletter/contact.html

2) Stratosolar

Il s’agit de stocker de l’énergie potentielle gravitationnelle en utilisant des masses suspendues à des plateformes flottantes en haute atmosphère. Ce système ressemble un peu à celui que nous proposons à la différence qu’il exploite les dénivelés atmosphérique et non océaniques. L’avantage semble lié à l’exploitation de très grandes dénivelées (probablement plusieurs dizaines de milliers de mètres), en revanche l’infrastructure nécessaire pour assurer un point d’appui à une telle altitude semble extrêmement couteuse. Les chiffres annoncés (125 $/kWh) semblent fantaisistes.  Des capacité de charge plus légères que l’air (ballon d’hydrogène? d’hélium?) sont très couteuses. Pour assurer un point d’appui de 1 tonne, il faut 1000 m3 d’hydrogène à pression atmosphérique et d’avantage à plus haute altitude, soit la taille d’une montgolfière.

A titre de comparaison, pour la solution que nous proposons, (a la surface de la mer), pour une tonne, il ne faut qu’1 m3 d’air contenu dans un ballon en PVC (soit 10 kg de PVC) pour avoir un point d’appui situé 4000 mètres au dessus du fond marin.

Par ailleurs, les câbles d’ancrage devraient assurer en permanence une tension au moins équivalente à la quantité totale des masses en jeu, et sur des longueurs de plusieurs milliers de mètres, ce qui augmenterait considérablement les coûts.

Enfin, un tel système devrait être dimensionné pour résister aux phénomènes climatiques (tempête, orages, etc.), ce qui augmenterait d’avantage le coût.

Plus d’informations sur ce projet sont disponible sur le site: http://www.stratosolar.com/