vrai ou faux?

Pour ou contre les énergies renouvelables?

Au delà du problème d’intermittence, il existe des solutions à tous les problèmes qu’elles engendrent. L’objectif de cette page est de démontrer que le coût économique (et donc social, humain, environnemental) de ces solutions est acceptable. Dans cette page nous parlerons donc beaucoup du coût des solutions.

Voici quelques arguments souvent avancés et qui sont soit faux soit présentés erronément comme rédhibitoires.

1) Il faut du néodyme pour fabriquer des éoliennes et son exploitation  minière dégrade l’environnement.

FAUX => Il est possible de fabriquer des éoliennes sans aimants permanents et donc sans néodyme (et sans dégrader de plus de 5% la performance économique de l’éolienne). Il est également possible d’exploiter du néodyme avec des pratiques minières « normales », le surcoût qu’elles engendre(raie)nt impacterait le coût total de l’éolienne de moins de 2%. Cet argument n’est donc pas rédhibitoire pour le développement massif des énergies renouvelables.

 2) Les éoliennes occasionnent une nuisance visuelle.

VRAI, mais => Les éoliennes peuvent être implantées dans des zones peu peuplées et les riverains peuvent être indemnisés. Economiquement, l’avantage de l’éolien terrestre est tel par rapport aux autres formes de production d’électricité, qu’un dédommagement des riverains,  par exemple à hauteur de 15% du coût des éoliennes, n’affecterait pas son avantage économique et génèrerait un tel supplément de revenu pour les riverains, que pour la plupart des zones concernées, ceux ci demanderaient plus d’éoliennes près de chez eux. Un système de bonus/malus (et un marché de la nuisance visuelle) pourrait facilement être mis en place (à l’instar du marché du carbone). Quelques chiffres: Si l’on voulait produire avec des éoliennes, les 500 TWh d’électricité consommés chaque année en France, moins de 4% de la surface du pays serraient concernée (facteur de charge 20%, densité 10 MWc/km2). Un bonus de 10 à 20% génèrerait un supplément de 50 à 100 k€ pour chaque ménage concerné (2,4 millions d’habitants), et d’avantage si les éoliennes sont implantées prioritairement dans les communes les moins peuplées. Cet argument n’est donc pas rédhibitoire pour le développement massif des énergies renouvelables, car ce n’est qu’un problème « réglementaire » (et donc politique).

3) Les éoliennes coûtent cher.

FAUX => Une éolienne terrestre coûte 1 M€/MWc. Donc même avec un mauvais facteur de charge (mettre l’éolienne là ou il n’y a pas beaucoup de vent), par exemple 20%, le coût d’investissement « corrigé » reviendrait à 5 M€ par MW. A titre de comparaison, un réacteur nucléaire coûte 7000 M€ pour 1600 MW avec un facteur de charge de 85%. Ce qui représente un coût d’investissement « corrigé » de 7000/1600/0,85= 5,1 M€/MW . Pour le reste, le vent est gratuit,  pas l’uranium, et le coût de démantèlement d’une éolienne est négatif alors que celui d’une centrale nucléaire va de « pas cher » à « vraiment très cher » (selon les experts) mais en tout les cas il n’est pas négatif. Les coûts d’opération et de maintenance sont équivalents à ceux de la filière nucléaire. Cet argument n’est donc pas rédhibitoire pour le développement massif des énergies renouvelables.

4) Les éoliennes sont intermittente, les backups thermiques contribuent au réchauffement climatique et les solutions de stockage sont trop chères.

VRAI => Enfin presque, puisque nous affirmons qu’il est possible de stocker de l’énergie pour un coût 5 à 20 fois moins cher que les batteries et les stations de pompage/turbinage. (c’est d’ailleurs le but principal de ce site). Pour plus d’informations sur notre solution de stockage, cliquez ici.

Cet argument n’est donc plus rédhibitoire pour le développement massif des énergies renouvelables.